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Mer 2 Sep - 14:43
MÉLUSINE:


L'origine de Mélusine est royale. En effet, sa mère, la fée Présine, avait charmé son père Elinas, le roi d'Ecosse, non sans lui avoir fait promettre, avant leur mariage, de ne jamais chercher à la voir pendant qu'elle accoucherait. Elinas, oubliant sa promesse, enfreint l'interdit. Présine dut alors se réfugier avec ses trois filles, Mélusine, Mélior, et Palestine, dans l'Ile perdue (Ile d'Avalon).

Lorsqu'elles devinrent grandes, celles-ci, usant de leurs pouvoirs de fées, décidèrent d'enfermer leur père dans la montagne magique de Northumberland. Cela parut trop sévère à Présine qui jeta un sort sur ses filles.
Elle dit à Mélusine : " Tous les samedis tu seras serpente du nombril au bas du corps. Mais si tu trouves un homme qui veuille bien te prendre pour épouse et promettre de ne jamais te voir le samedi, tu suivras le cours normal de la vie. Toutefois si ton mari vient à percer ton secret, tu seras condamnée à retourner au tourment jusqu'au jugement dernier".
Mélusine rencontre Raymondin dans la Forêt de Cé près de Lusignan. Ce dernier, revenant d'une chasse au sanglier au cours de laquelle il a tué par accident son oncle Aimeri, comte de Poitiers tombe amoureux de Mélusine et la demande en mariage.

Grâce à ses pouvoirs, Mélusine réussit à faire innocenter Raymondin. La fée, accepte de l'épouser et lui fait promettre de n'avoir aucun doute sur son origine et de ne jamais chercher à la voir le samedi. En échange, elle offre à Raymondin sa fortune ainsi qu'une nombreuse et longue descendance.
Durant la première année de leur mariage, Mélusine entreprit la construction de Vouvant, de Mervent et de la tour de Saint-Maixent: autant de places fortes qui contribuèrent à l'immense puissance de la famille Lusignan. Une seule nuit lui suffisaient pour édifier les plus imposantes forteresses (Tiffauge, Talmont, Partenay), des églises comme Saint-Paul-en-Gâtine, surgi au milieu des champs, les tours de la Garde à La Rochelle et celles de Niort, et même la ville de Lusignan.
Un samedi poussé par la jalousie de son frère, le comte de Forez, Raymondin transgressa la règle et fit avec la pointe de son épée un trou dans la solide porte en fer qui gardait le chambre de sa femme.
Et voici ce qu'il vit:

"Mélusine se baignait dans une moult grande cuve de marbre, en signe de femme jusqu'au nombril, et se peignait les cheveux; et, du nombril en bas, en signe de queue d'une serpente, grosse comme une quaque à hareng, et moult longuement débattait sa queue en l'eau tellement qu'elle en faisait jaillir jusqu'à la voûte de sa chambre"Mélusine trahie s'enfuit dans un cri par le fenêtre et plus jamais son mari ne la revit sous forme humaine. Toutefois, la légende nous enseigne que Mélusine revint pendant trois jours, à chaque fois que l'une des forteresses qu'elle avait construites changea de maître, et qu'elle apparut toutes les fois que l'un de ses descendants fut sur le point de mourir.
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Lun 7 Sep - 15:52
Merci pour ce post! Je ne connaissais pas la vraie légende de Mélusine, que j'ai adoré découvrir. J'étais plutôt familière avec une autre version qui tirait davantage du mythe. J'ai découvert cette fée dans un roman. Elle était sirène cependant plutôt que femme-serpent. J'ai fait une petite recherche afin d'en savoir davantage sur la Mélusine poisson. J'ai découvert qu'il est en Allemagne une variante de la légende de Mélusine voulant que celle-ci soit une princesse de l'eau.

Jadis, un chevalier égaré aperçoit par hasard un grand château dans les bois. Il veut y entrer afin de demander le gîte et le couvert, mais personne ne lui répond. Se disant que le seigneur des lieux est sans doute parti chasse, il se résout à l'attendre. Au bout de trois jours, une belle jeune femme montée sur un magnifique étalon noir paraît devant lui: elle est la dame du château et y réside seule. Elle invite le chevalier à manger et à se reposer pour la nuit. Durant le repas, ils discutent et s'entendent si bien que le chevalier demande à la princesse s'il peut rester quelques jours encore, ce qu'elle accepte avec joie. Les jours deviennent des semaines. Or, le chevalier, ne voulant pas partir, demande la main de la jeune femme. Celle-ci accepte à une condition: il ne doit pas la voir les vendredis. L'homme ne conteste pas sa requête et le mariage a lieu peu de temps après.

Les deux amants vivent heureux durant plusieurs années, le chevalier laissant à sa dame la liberté de ses vendredis. C'est alors qu'un jour, un cavalier vêtu de noir se présente au château et demande la princesse. Or, c'est un vendredi, le seul jour où la jeune femme ne peut être vue. Son mari tente d'expliquer à l'étranger qu'il ne sait où est sa femme, mais qu'il peut revenir le lendemain et qu'elle la recevra. Le cavalier noir éclate de rire et se moque du chevalier, lui disant qu'il doit être un bien piètre mari pour ne pas savoir où est sa femme. Et si elle le trompait? Il insiste sur le fait que la princesse doit avoir un bien horrible secret à dissimuler si elle ne peut le partager avec son mari. Doutant alors de sa femme pour la première fois depuis leur mariage, le chevalier se précipite à sa recherche. Il fouille toutes les pièces du château de même que le jardin, mais aucune trace de la princesse. Il descend alors à la cave et découvre une porte ouvrant sur une petite pièce dans laquelle se trouve un grand bassin d'eau. Il y voit sa femme s'y baignant, les jambes enserrées dans une queue de poisson. La femme, voyant que son secret a été percé, lance à son mari un dernier regard empli de tristesse avant de disparaître. Le chevalier comprend qu'il a été victime de l'influence mesquine de l'étranger. Il se précipite à sa rencontre, mais lorsqu'il arrive à l'entrée du château, le cavalier noir a disparu. Le chevalier tombe alors dans une immense tristesse qui l'emportera. (Source: BRASSEY, Edouard. Sirènes et ondines, Éditions Pygmalion, Paris, 1999, 229 p.)

Bien que différentes, autant la variante issue de la légende que celle issue du mythe traitent d'un amour terni par le manque de confiance. L'homme, influencé par un rival, ne respecte pas son engagement envers la fée et perd alors son son bonheur. N'empêche, c'est une bien triste histoire que celle de la fée Mélusine, que celle-ci soit sirène ou femme-serpent. Je vous laisse donc avec une extrait du roman Le calice noir de Marie Jakober. Ce passage, parce qu'il ne nous révèle rien du destin de Mélusine, laisse planer une lueur d'espoir sur son existence féerique.

Mais Mélusine prit le prince sur sa propre monture et chevaucha avec lui jusqu'au bord de la mer. Elle jeta au loin ses délicats vêtements, et il vit que son corps étincelait d'une teinte argentée là où l'eau le touchait et que son giron était celui d'un poisson. « Voici, dit-elle en désignant l'horizon marin, où se trouve le royaume de mon peuple. Je possède des châteaux de corail et des forêts d'algues vertes, et les sirènes jouent à mes côtés. Viens donc y vivre avec moi. »
Et il lui dit: « Et qu'en est-il de mon royaume? »
Et elle lui répondit: « Les royaumes auront toujours des rois. Qu'en est-il de moi? »
Sniejana Volkova
Manticore
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Cheval
http://jardindimages.tumblr.com/
Manticore
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Lun 7 Sep - 23:18
Merci d'avoir ajouter ton savoir au mien ^-^
Invité
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