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Mer 2 Sep - 0:07
SAUGE:


Plante vivace de la famille des labiacées, originaire de la côte nord du bassin méditerranéen. C’est un arbuste aromatique, très rustique. Cette plante au feuillage persistant est décorative toute l’année.
Elle fut introduite en Europe de l’Est et du Nord au Moyen-Âge, puis en Amérique au 17e siècle. On la cultive commercialement en Albanie, dans l’ex-Yougoslavie, en Turquie, en Grèce, en Italie, en France, en Angleterre et en Amérique. Commune en Europe, plus spécialement dans les régions méridionales, elle aime les terres chaudes, bien drainées, rocailleuses, légères si possible mais supporte les sols lourds. Elle préfère les sols neutres ou acides, et calcaires, avec une humidité normale à sèche. Il lui faut une exposition en plein soleil ou mi-ombre. Elle résiste à la sécheresse et il ne faut pas trop l’arroser. Il lui faut un espacement d’environ 60 cm. Bien qu’elle éloigne les insectes, elle craint les araignées rouges, ainsi que la pourriture des racines.

Floraison: au début de l’été, de mai à juillet. Elle peut atteindre environ 60 cm de hauteur et 40 cm de largeur ; la tige de 20 à 30 cm, très rameuse. C’est un sous-arbrisseau à racine ligneuse, brunâtre et fibreuse. Ses feuilles sont de couleur vert-gris, semi persistantes, opposées, pétiolées, ovales et rugueuses. Elles peuvent persister l’hiver grâce à leur revêtement de poils laineux qui les protège, mais elle craint tout de même les gelées et résistera s’il y a une bonne couverture de neige et si le sol est bien drainé. Les fleurs, violettes à lilas, sont grandes, groupées à la base des feuilles supérieures et l’ensemble forme de grands épis.

Ses autres noms communs sont : grande sauge, herbes sacrée, salel, sauge franche, thé sacré, thé de la Grèce, thé de France, thé de Provence.

La partie que l’on utilise est la feuille, riche en diterpènes amers, triterpènes et surtout en flavonoïdes et en huile essentielle (thuyone : environ 50%, pimène, sinéol, camphre) qui lui donne son goût épicé et son odeur aromatique, ainsi qu’en tanins. Elle contient également salvène, acides phénoliques, choline, sucres, et une substance œstrogène.
Elle est surtout reconnue pour ses qualités condimentaires, mais est aussi très utilisée dans l’industrie de la parfumerie (savons et cosmétiques). Sa multiplication s’effectue par semis au début du printemps et repiquage deux moins plus tard, puis replantation définitive à l’automne. On peut également faire des boutures ou diviser les touffes. La récolte des feuilles se fait au printemps et à l’automne ; plusieurs coupes peuvent être réalisées. Il faut récolter les feuilles et les fleurs juste avant l’épanouissement (qui peut intervenir à dates différentes selon le lieu, l’altitude et l’espèce). Faire sécher le tout à l’ombre, dans un endroit bien aéré. Traditionnellement, la récolte a lieu le jour de la Saint Jean (24 juin) dans le Midi et le 15 août en région parisienne.

Compagnonnage : dans le potager, elle chasse le papillon blanc du chou, la mouche de la carotte et la tique. Elle contribue dans à la croissance du chou, de la carotte, mais aussi des fraises, des tomates et de la marjolaine. Il ne fait pas la cultiver parmi des plantes annuelles car elle ralentit leur croissance ; elle nuit également à la croissance des oignons.
Si on veut cultiver de la sauge dans le jardin, il est préférable de choisir la sauge officinale. Le premier hiver au moins, et chaque hiver dans les régions où il est plus rude, la recouvrir de paille.

Autres espèces : Il existe de très nombreuses espèces de sauge, dont des variétés à feuillage pourpre, doré ou panaché, qui ont un goût plus doux que la sauge officinale. Les plus courantes sont la sauge sclarée (Salvia sclarea), la sauge rouge (Salvia miltiorrhiza), deux espèces voisines de la sauge officinale, et la sauge espagnole (Salvia lavandulifolia), très utilisée en cuisine.
Toutes les sauges ont à peu près les mêmes propriétés, à des degrés divers.

Sauge des prés (Salvia pratensis) :
Elle mesure de 30 à 80 cm et on peut la trouver jusqu’à 1500 m d’altitude. C’est une plante vivace qui hiverne sous la forme d’une souche (la tige dans sa partie souterraine), et on la trouve dans les prés, sur les bords des chemins et des champs, en sol calcaire ou volcanique. Elle est en fleurs de mai à août. Elle se présente en touffes, un peu ramifiée et poilue. Ses fleurs, d’un bleu intense (mais qui peuvent parfois être blanches ou roses), mesurent 2 à 3 cm de long.
Elles sont regroupés par 4 à 6 au sommet de la tige et présentent une corolle à deux lèvres : l’inférieure est trilobée et la supérieure est longue et en forme de faucille. Elles ont seulement deux étamines, cachées par la lèvre supérieure.
On la trouve à peu près dans les mêmes régions que les autres sauges, mais en France elle se fait plus rare dans tout l’ouest et le nord.
On la trouve aussi sous l’appellation de toute-bonne ou sauge sauvage. On utilise ses feuilles, récoltées en été, séchées à l’ombre et conservées à l’abri de l’air, de la lumière et de l’humidité. Outre ses propriétés médicinales, on l’utilise également en cuisine, ses jeunes feuilles cueillies au printemps pouvant être consommées comme un légume.

Sauge sclarée (Salvia sclarea) :
On la trouve un peu partout, même dans les sols les plus inhospitaliers, le long des chemins de campagne et de montagne, près des habitations et parfois dans les décombres, ou entre les ceps de vigne. On la cultive souvent dans les jardins dans un but ornemental. Elle est aussi très employée pour aromatiser les vermouths et les liqueurs, ainsi que pour donner un parfum de muscat à certains vins. On utilise ses fleurs et ses feuilles, que l’on récolte peu avant leur plein épanouissement. On fait sécher les feuilles à l’ombre ; il faut prendre plus de précautions avec ses fleurs, qui devront être conservées dans un endroit sec, sombre, dans un récipient hermétique.
Autres noms communs : sclarie, orvale, baume, ornin.

Sauge visqueuse(Salvia glutinosa)
On la trouve en abondance dans les lieux frais et humides, comme les sous-bois et les bords de mer près de la montagne.

Propriétés thérapeutiques

Historique :
Autrefois on l’associait avec l’immortalité et la longévité. Salvia vient du latin salvare, « guérir », « sauver ». Elle a traversé les siècles et les continents, aussi bien comme aliment que comme médicament, et ce depuis l’époque des pharaons. Les Grecs de l’Antiquité reconnaissaient déjà ses propriétés souveraines pour favoriser la digestion et traiter les infections des muqueuses, et ils l’offraient aux dieux, preuve encore de son caractère sacré.
Pour les Romains, c’était l’ »herbe sacrée », qui se récoltait avec un cérémonial spécial, sans l’intervention d’outils de fer (on sait aujourd’hui que les sels de fer sont une substance incompatible avec la sauge !), « en tunique blanche, les pieds nus et bien lavés », après avoir sacrifié au préalable avec du pain et du vin. Ils étaient persuadés que non seulement elle protège la vie, mais qu’elle aide à la donner, « elle retient ce qui est conçu et vivifie ». Ils la conseillaient donc aux femmes enceintes et à celle qui voulaient le devenir : elle devaient demeurer quatre jours sans partager la couche conjugale, boire une bonne ration de jus de sauge, puis « habiter charnellement avec l’homme », et alors elles étaient censées concevoir.
Au Moyen-Âge, elle gardera cette vertu de fertilité et sera souvent recommandée aux femmes enceintes, devant absorber une infusion de ses graines pour qu’elle « fixe le fruit dans le corps, le fasse grandir et le fortifie ». Elle entrait également obligatoirement dans la composition des préparations aux noms évocateurs tels que des élixirs de longue vie qui tenaient la vedette dans la pharmacopée : eau d’arquebuse, eau céleste, eau impériale, etc., et un axiome proclame : « Pourquoi mourrait-on lorsqu’on cultive la sauge, si ce n’est qu’aucune plante des jardins n’est assez forte contre la mort ? ». On lui attribuait alors le pouvoir de triompher de la mort.
Plus tard encore, les traités médicaux lui accordent une place considérable : « le désir de la sauge est de rendre l’homme immortel », ou encore : « elle a tant de vertus qu’elle passe dans l’esprit de plusieurs pour une plante universelle et propre à tous maux ». L’abbé Kneipp fera cette recommandation : « aucun propriétaire de jardins n’oubliera, en le cultivant, d’y planter un pied de sauge. »
Enfin, certains groupes d’Amérindiens mélangeaient la sauge avec de la graisse d’ours pour guérir les problèmes de peau. On l’a également utilisée pour traiter les verrues, ou encore pour lutter contre la maladie infectieuse épidémique très grave, transmise du rat à l'homme par la puce, à l’époque des grandes épidémies qui ont ravagé l’Europe.

Propriétés médicinales : un remède pour tous les maux

Une bienfaitrice du système digestif et du système nerveux
C’est un cholérétique, c'est-à-dire qu’elle augmente la sécrétion de bile. Elle a également une action relaxante et antispasmodique sur les muscles de l’estomac et des intestins. Ses vertus astringentes en font un anti-diarrhéique doux. Elle est aussi très recommandée contre l’asthénie nerveuse des convalescents. Elle combat sueurs, faiblesses, manque d’appétit, digestion pénible et dépressions morales et physiques. Elle permet de soigner tous les vertiges causés par les troubles digestifs.
Excellente source d’antioxydants et inhibant l’enzyme qui décompose l’acétylcholine (substance qui semble contribuer à prévenir et traiter la maladie d’Alzheimer), elle contribuera à ralentir les effets de cette maladie qui touche de plus en plus de personnes de nos jours. Un herboriste du 17e siècle affirmait même qu’elle « aide à raffermir le cerveau ou la mémoire défaillants et en peu de temps leur rend toute leur efficacité. » En effet, elle semble améliorer la mémoire de ceux qui en prennent, chose que nos scientifiques n’ont redécouvert que récemment. Une étude récente a conclu à l’efficacité de la sauge dans le traitement des cas légers et moyens de la maladie d’Alzheimer, mais la nature exacte de cet effet reste quelque peu mystérieuse. L’impact positif de la sauge sur les capacités intellectuelles en général et sur la mémoire en particulier a été documenté pour la première fois en 1597.

Pour les troubles liés au sang et à la circulation
La présence d’oestrogènes végétaux permet de la conseiller chez les femmes présentant des règles irrégulières et douloureuses, et au moment de la ménopause pour diminuer les divers troubles qu’elle peut causer, notamment les bouffées de chaleur. Elle agit également sur le système sanguin en général en activant la circulation et en régulant le taux de sucre dans le sang (donc très recommandée aux diabétiques).
Mais attention : la sauge est une plante antisudorale, elle ne doit donc pas être utilisée en cas de fièvre car il est bon de transpirer dans ce cas.

Pour les troubles buccaux et respiratoires
En Allemagne, où la phytothérapie est souvent utilisée, les médecins recommandent un gargarisme chaud à la sauge pour soigner l’amygdalite (inflammation des amygdales, petites glandes lymphatiques qui se trouvent de part et d’autres de la gorge, qui se produit le plus souvent chez les enfants de moins de 9 ans et qui aboutit trop souvent à l’ablation des amygdales). En effet, la sauge contient des taux relativement élevés de tanins, substances qui ont un effet adoucissant, astringent et antimicrobien. Elle est par conséquent utile dans de nombreux autres cas d’infections de la bouche, pour les aphtes ou la gingivite par exemple, en tisane notamment, ou en gargarisme. Se gargariser plusieurs fois par jour avec de la tisane de sauge tiède aidera à remédier à une mauvaise haleine, grâce à certaines propriétés désodorisantes que la sauge a en commun avec la menthe poivrée et le persil. (Pour lutter contre l’odeur corporelle en général, on peut faire macérer de la sauge dans du vinaigre de cidre et l’utiliser comme déodorant).
Il est très important de prévenir tous ces petits maux de la bouche, et pour cela, la sauge est très utile. Autrefois on frottait ses feuilles plutôt rugueuses sur les gencives et les dents en guise de dentifrice stimulant, efficace grâce aux tanins.
La sauge contient également au moins 4 substances antiasthmatiques. Dans un plat, accompagnée d’autres plantes antiasthmatiques (orange, canneberge, fenouil, aubergine, oignon, tomate, poivre de Cayenne, coriandre, chou, carotte, origan, etc.), elle aidera à combattre l’asthme au quotidien.

Un remède contre divers maux
La sauge officinale est réputée pour soigner tous les maux. Certains lui reconnaissent des propriétés antiseptiques et astringentes, mais aussi toniques. Ne dit-on pas : « Celui qui veut vivre à jamais doit manger la sauge en mai » ?
Grâce à ses nombreuses substances anti-inflammatoires, elle atténuera les douleurs dues au syndrome du canal carpien (causé par la compression du nerf qui passe entre les os du poignet) si on en fait usage dans toutes sortes de plats.
La sauge est fortifiante et revigorante. Ajoutée à de l’hydromel, elle aide à combattre le rhume et la fièvre. En compresses, elle apaise les peaux sèches et aide à lutter contre des gênes telles que l’eczéma ou les pellicules. Elle entretient très bien la santé de la peau et ralentit la chute des cheveux en tonifiant et en désinfectant le cuir chevelu. Son utilisation régulière comme aromate culinaire ou en infusion aidera également un peu à lutter contre les rides. Elle a un fort pouvoir cicatrisant en usage externe, si on la frotte sur la plaie. Elle aide à traiter l’herpès labial en combinaison avec la rhubarbe.
Elle contient en outre un mélange de substances efficaces pour lutter contre la candidose (trouble souvent réservé à la femme mais qui peut aussi toucher l’homme, provoqué par un groupe de champignons qui prolifèrent dans les régions humides du corps et se propagent par celle-ci. La plupart du temps, ils ne causent pas beaucoup de problèmes, mais parfois une invasion peut provoquer une véritable infection, généralement dans le vagin, mais aussi parfois dans la bouche, les voies respiratoires et sur la peau). Ici aussi les tisanes peuvent s’avérer efficaces, mais aussi les douches astringentes des organes génitaux (pour lesquelles il est préférable d’ajouter une ou deux gouttes d’huile essentielle de théier, très efficace pour lutter contre les infections mycosiques).
Elle facilite en outre la conception, et après un accouchement elle aura une action tonique sur l’utérus.

L’huile essentielle
Elle est également antiseptique, et particulièrement utile pour soigner les troubles digestifs (digestion lente et difficile, ballonnements, fermentations intestinales, renvois d’air, insuffisance biliaire).
Elle agit sur les glandes sudoripares et diminue ainsi la transpiration souvent excessive en période de ménopause. Elle sera également utile contre la cellulite, la rétention d’eau, les troubles de la circulation, les jambes lourdes, les troubles divers de la ménopause, les aménorrhées, les leucorrhées et atténuera les cicatrices.
On préfère l’utiliser en bains et en onctions. Une onction de sauge officinale sur la nuque et les tempes calme les bouffées de chaleur et autres malaises de la ménopause.

Attention:
L’huile essentielle est neurotoxique et abortive, il faut procéder par cures brèves et ne pas dépasser le dosage suggéré. Elle est interdite aux femmes enceintes ou qui allaitent et aux enfants de moins de 12 ans. Elle peut provoquer des convulsions de type épileptique.
La sauge officinale sous toutes ses formes est déconseillée aux femmes enceintes ou qui allaitent.
Il faut éviter de trop en ingérer (en huile essentielle ou en tisane), car elle contient une quantité relativement élevée de thuyone, substance complexe qui peut provoquer des convulsions à trop forte dose et être toxique pour le système nerveux. Quoique la sauge soit une excellente plante sur le plan thérapeutique et que des infusions faiblement concentrées soient souvent recommandées, c’est un des remèdes qui, tout comme l’aspirine, sont très bénéfiques à petite dose et le sont moins à plus forte dose. C’est pourquoi il faut toujours respecter les quantités suggérées, et dans ce cas il n’y aucun danger.
Il n’y a aucune interaction connue avec d’autres plantes ou des médicaments.

Les feuilles de la sauge des prés contiennent également des substances stomachiques, toniques, antispasmodiques et antisudorales. Elle est fortement recommandée pour la digestion lente et difficile due à une atonie de l’estomac et des intestins, et tout comme la sauge officinale contre la transpiration excessive, notamment des pieds et des mains, ainsi que contre celle des convalescents, ou encore contre certaines affections bénignes du système nerveux comme les tremblements, les vertiges et les états d’anxiété. Enfin c’est également un excellent astringent et elle est très efficace contre les infections buccales, les laryngites ou encore pour soigner les plaies et ulcères.
La sauge sclarée possède les mêmes vertus que ses deux cousines, mais à un degré moins prononcé. C’est surtout un bon tonique et stimulant stomachique, ainsi qu’un antisudoral, antispasmodique, et cicatrisant et bactéricide en usage externe.
De même, la sauge visqueuse a des vertus toniques, antispasmodiques, antisudorales mais aussi apéritives. Elle soulagera elle aussi la digestion lente et difficile, la transpiration excessive et certaines petites affections du système nerveux. C’est enfin un bon astringent qui soignera les mêmes affections buccales que la sauge officinale ou les plaies.

Phytothérapie et recettes autre.

Contre les troubles digestifs, la transpiration excessive et les bouffées de chaleur :
Faire infuser pendant 5 à 10 minutes 1 à 4g de feuilles séchées dans 150 ml d’eau bouillante et boire trois fois par jour.

Tisane pour faciliter la digestion :
Mettre 3 cuillérées à soupe d’un mélange de sauge, de thym à parts égales et d’un peu de romarin pour un litre d’eau et faire bouillir pendant trois minutes et laisser infuser 10 minutes, puis boire une tasse une heure après le repas.

Contre les vertiges d’origine hépatique :
Faire macérer 10g de feuilles de sauge dans un litre de bon vin blanc. Sucrer la préparation avec du bon miel de lavande. La passer à travers un linge et prendre un petit verre à apéritif de ce mélange avant chaque repas, afin de prévenir les vertiges d’origine hépatique, dus à un repas trop copieux ou à une mauvaise digestion.

Infusion contre la transpiration excessive de la ménopause et des tuberculeux :
Laisser reposer, couvert, pendant 10 minutes, deux poignées de feuilles séchées et concassées dans un litre d’eau bouillante. Filtrer. Prendre deux petits verres à deux heures d’intervalle.
Dans les autres cas que la sauge peut traiter, prendre 2 à 4 tasses dans les 24h.

En cas de sueurs froides ou de mains moites :
Faire infuser 60g de feuilles de sauge dans un demi-litre de vin mélangé à un demi-litre d’eau pendant 10h à température tiède. Passer et boire un verre à bordeaux du mélange au moment du coucher.

Eau de Cologne à la sauge :
Faire macérer une grosse poignée de sauge dans un litre d’eau de Cologne pendant deux mois, puis filtrer. C’est une excellente eau de toilette qui adoucit et éclaircit la peau.

Décoction pour favoriser la cicatrisation des plaies :
Faire une décoction concentrée en laissant bouillir pendant quelques minutes 4 ou 5 cuillerées de feuilles sèches froissées de sauge sclarée dans un demi-litre d’eau.
C’est également un excellent détergent ; elle pourra être employée pour des rinçages de la bouche en cas d’inflammations et d’aphtes.

Décoction contre les aphtes :
Faire une décoction de sauge (20g pour un litre d’eau) et l’utiliser en bain de bouche.

Contre l’inflammation des muqueuses de la bouche, du nez et de la gorge :
Ajouter 2 ou 3 gouttes d’huile essentielle de sauge (ou 5ml d’extrait liquide) à 100ml d’eau et se gargariser ou badigeonner les parties atteintes avec l’infusion, trois fois par jour. On peut aussi utiliser cette infusion lorsque le sport d’une prothèse dentaire cause des douleurs aux gencives.

Pour maintenir la santé des gencives :
Mettre une goutte d’huile essentielle de sauge et une goutte de citron zeste sur la brosse à dents avant le brossage.

Infusion pour traiter les inflammations de la bouche et de la gorge :
Laisser infuser jusqu’à refroidissement complet deux cuillères à café de sauge séchée par tasse d’eau bouillante, puis s’en gargariser.

Contre les infections des voies respiratoires :
Inhaler, durant quelques minutes trois fois par jour les vapeurs de 2 ou 3 gouttes d’huile essentielle de sauge versées dans de l’eau bouillante.

Cigarettes à la sauge :
Les feuilles de sauge séchées et fumées comme le tabac soulagent les asthmatiques.

Prévenir et guérir le rhume et la grippe :
Faire infuser une pincée de feuilles de sauge pendant 5 minutes dans une tasse de lait bouillant, puis boire. En prévention, en boire chaque semaine pendant tout l’hiver.
Pour aider à soigner la grippe, faire la même infusion avec une cuillérée à café de sauge et prendre 2 ou 3 tasses par jour pendant la durée de la maladie.
Avec cette décoction on peut également faire en usage externe des rinçages buccaux, des injections et des compresses sur les ulcères, les plaies et les dermatoses, etc.

Bain contre les douleurs rhumatismales :
Mettre deux poignées de sauge pour un litre d’eau, faire bouillir 5 minutes, passer, filtrer, et ajouter à l’eau du bain la lotion concentrée obtenue.

Pour favoriser la circulation et l’élimination :
Verser 4 gouttes d’huile essentielle de sauge et 8 gouttes de cyprès dans un bain au sel de mer.
On peut aussi faire une tisane en faisant infuser une pincée d’un mélange de sauge, anis vert, menthe, basilic et verveine dans un bol.

Pour favoriser les règles :
Mettre une goutte d’huile essentielle de sauge et une goutte d’anis vert ou de fenouil dans une huile grasse ou en grog puis boire.

Teinture de sauge :
Faire macérer pendant deux semaines une poignée de feuilles dans un quart de litre d’alcool à 90°. Passer, exprimer, filtrer. Prendre une demi à une cuillère à café dans un verre d’eau sucrée.
En usage externe, elle est très efficace contre les douleurs ; en frictions pour accélérer la circulation sanguine, etc.

Liqueur de sauge :
Pour préparer un liqueur parfumée et riche en vertus médicinales, laisser macérer pendant une semaine une poignée de sauge dans un demi-litre d’eau de vie. Prendre une cuillère à café par jour par voie interne, ou en usage externe par frictions sur les points douloureux.

Le Vinaigre des Quatre Voleurs :
Durant la grande épidémie de maladie infectieuse épidémique très grave, transmise du rat à l'homme par la puce des années 1630, à Toulouse, certains voleurs détroussaient les cadavres sans être inquiétés par la contagion, mais ils furent pris. Les autorités leur offrirent la vie sauve en échange de leur secret : ils se frottaient le corps avec du vinaigre dans lequel avait macéré de la sauge en grande quantité, un peu de thym, de la lavande et du romarin. Un siècle plus tard à Marseille, on y ajouta de l’ail.

Propriétés magiques

Tout comme en phytothérapie, on emploie la sauge en magie à diverses fins, car ses vertus sont nombreuses.
Son astre est le soleil et ses éléments le Feu, l’Air et l’Eau, qui lui donnent des pouvoirs d’harmonie, de protection et de guérison. Mélangée à de l’ail, elle fera des merveilles. Elle aide pour la chance, la prospérité, la protection, la richesse, la guérison, la spiritualité, les affaires juridiques, la méditation, la communication, les déplacements, l’intelligence, la sagesse, la liberté, la fertilité, la longévité, la santé et les vœux.
En magie elle peut être un substitut du gui et de la menthe.
Elle symbolise la mémoire et l’immortalité dans le langage des fleurs.
L’encens de sauge, à l’origine fabriqué et utilisé par les Amérindiens, est aujourd’hui très populaire et a un grand pouvoir purificateur, particulièrement à l’intérieur de la maison.
L’une de ses principales qualités est d’aider à rester en bonne santé. Dans la tradition méditerranéenne, elle est d’une importance capitale pour les rituels de guérison, notamment en cas de dépression, de fatigue existentielle, et de faible envie de vivre. Elle apporte un sentiment de force, de bien-être, d’harmonie, de santé et de beauté. Elle montrera également comment éviter ce qui risque de nuire au bien-être physique ; elle protège et purifie, écarte les maladies et accidents. On dit également qu’elle rallonge la vie de celui qui prend soin d’elle et la cultive avec passion et dévouement. Au Moyen-âge, on pensait qu’elle pouvait vaincre la mort, et les druides, pour qui elle était sacrée, la pensaient capable de ressusciter les morts. Son huile essentielle est également un élément fondamental dans les rituels de guérison.
En fumigation, elle donne énergie et vigueur pour toutes les activités, et elle sera très favorable aux sportifs, car non seulement elle aide à se maintenir en bonne santé, mais elle aide à développer le potentiel physique. Il faut donc l’employer les jours où l’on ne se sent pas bien, fatigué, ou lorsque l’on a besoin d’énergie, mais aussi en prévention car elle aide à savoir que faire pour se maintenir en pleine forme (notamment à travers des rêves ou des signes divers).
Son huile essentielle est également un élément fondamental dans les rituels de guérison.
Elle renforcera également la mémoire et aidera à se libérer de sentiments perturbateurs, à soigner les blessures morales, à modérer les passions. Il est très bon de la brûler lorsqu’on souhaite méditer.
Elle est très recommandée pour accéder à une amélioration complète des facultés magiques, et en fumigation elle renforcera l’effet des autres herbes employées dans le rituel.
Elle aidera en outre la femme qui cherche un partenaire à le trouver et à faire le bon choix. Elle lui permettra d’entrevoir quel genre d’homme lui conviendrait le mieux. Faute d’homme ou d’envie d’une vraie relation, elle aidera à compenser le manque de présence masculine et à trouver un meilleur équilibre affectif.
En Egypte, elle était considérée comme un puissant élément rituel contre la stérilité.
Elle aura également une bonne influence dans les rituels pour l’argent. Pour obtenir le remboursement d’une dette, on la combine avec des morceaux de cuivre (pièces) et de pyrite.
En fumigation, elle purifie l’intérieur de la maison (ou d’un local quelconque), apportant propreté, pureté, clarté et neutralité.

La légende de la sauge

La fuite en Égypte et les miracles
Tandis que les bourreaux du roi Hérode, féroces et tout couverts de sang, fouillaient la région de Bethléem pour égorger les petits enfants, Marie se sauvait à travers les montagnes de Judée, serrant le nouveau-né sur son cœur tremblant. Joseph courait à l'avant lorsqu'ils apercevaient un village, pour y demander l'hospitalité ou même un peu d'eau pour baigner le petit. Hélas, les gens étaient ainsi faits, dans ce pays si triste, que personne ne voulait rien donner, ni eau, ni abri, pas même une bonne parole.
Or, tandis que la pauvre mère se trouvait ainsi seule, assise au bord du chemin pour allaiter le petit, tandis que son époux menait l'âne à boire à un puits communal, ne voilà-t-il pas que des cris se firent entendre à peu de distance. En même temps, le sol trembla sous le galop des chevaux approchants.
- Les soldats d'Hérode !
Où se réfugier ? Pas la moindre grotte, ni le plus petit palmier.
Il n'y avait près de Marie qu'un buisson où une rose s'ouvrait.
"Rose, belle rose, supplia la pauvre mère, épanouis-toi bien et cache de tes pétales cet enfant que l'on veut faire mourir, et sa pauvre mère à demi morte."
La rose, en fronçant le bouton pointu qui lui servait de nez, répondit :
" Passe vite ton chemin, jeune femme, car les bourreaux en m'effleurant pourraient me ternir. Vois la giroflée, tout près d'ici. Dis-lui de t'abriter. Elle a assez de fleurs pour te dissimuler.
- Giroflée, giroflée gentille, supplia la fugitive, épanouis-toi bien pour cacher de ton massif cet enfant condamné à mort et sa maman épuisée."
La giroflée, tout en secouant les petites têtes de son bouquet, refusa sans même s'expliquer :
"Va, passe ton chemin, pauvresse. Je n'ai pas le temps de t'écouter. Je suis trop occupée à partout me fleurir. Va voir la sauge, tout près d'ci. Elle n'a rien d'autre à faire que la charité.
- Ah ! Sauge, bonne sauge, supplia la malheureuse femme, épanouis-toi pour cacher de tes feuilles cet innocent dont on veut la vie et sa mère, à demi morte de faim, de fatigue et de peur."
Alors tant et si bien s'épanouit la bonne sauge qu'elle couvrit tout le terrain et de ses feuilles de velours fit un dais, où s'abritèrent l'Enfant Dieu et sa mère.
Sur le chemin, les bourreaux passèrent sans rien voir. Au bruit de leurs pas, Marie frissonnait d'épouvante, mais le petit, caressé par les feuilles, souriait. Puis, comme ils étaient venus, les soldats s'en allèrent.
Quand ils furent partis, Marie et Jésus sortirent de leur refuge vert et fleuri.
" Sauge, sauge sainte, à toi grand merci. Je te bénis pour ton bon geste dont tous désormais se souviendront."
Lorsque Joseph les retrouva, il avait de la peine à soutenir le train de l'âne tout ragaillardi par une vaste platée d'orge qu'un brave homme lui avait donnée.
Marie remonta sur la bête en serrant contre elle son enfant sauvé. Et Michel, l'archange de Dieu, descendit des hauteurs du ciel pour leur tenir compagnie et leur indiquer le plus court chemin par lequel se rendre en Égypte, tout doucement, à petites journées.
C'est depuis ce temps-là que la rose a des épines, la giroflée des fleurs malodorantes, tandis que la sauge possède tant de vertus guérissantes.
Comme l'on dit en Provence :
«Celui qui n'a pas recours à la sauge
Ne se souvient pas de la Vierge.»

PS: Si vous le désirez des rituels vont être postés en magie verte avec, entre autre chose, comme ingrédient la sauge.
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